SOMMAIRE


   PÂQUES.

   1. TRADITIONS DE L'ÈRE PRÉCHRÉTIENNE.

   2. LA DATATION DE PÂQUES.

   3. LE CONCILE DE NICÉE.

   4. NOUVELLES MÉTHODES DE DATATION.

   5. CHANDELEUR.



PÂQUES.

        Pâques, fête annuelle du calendrier chrétien qui commémore la résurrection de Jésus-Christ. Pâques est une fête mobile, célébrée l'un des dimanches compris entre le 22 mars et le 25 avril. Le jour de Pâques sert de référence pour fixer les dates de plusieurs autres fêtes religieuses.

        L'observance des cérémonies de Pâques comporte une période de pénitence de quarante jours, le
carême, qui débute le mercredi des Cendres et s'achève le jeudi saint. La Semaine sainte commence le dimanche des Rameaux. Elle comprend le Vendredi saint, jour de la crucifixion de Jésus-Christ, et le samedi saint, veille du dimanche de Pâques. La période s'étendant du soir du jeudi saint au dimanche de Pâques est appelée le « triduum pascal ». Le temps pascal s'étend, quant à lui, de Pâques à la Pentecôte, qui a lieu sept semaines plus tard. L'octave de Pâques est constitué par les huit jours qui suivent le dimanche de Pâques. Le jeudi de l'Ascension est célébré trente-neuf jours après Pâques ; le premier dimanche après la Pentecôte est marqué par la fête de la Trinité, le second par la Fête-Dieu.


1. TRADITIONS DE L'ÈRE PRÉCHRÉTIENNE.

        Fête chrétienne, Pâques incarne également de nombreuses traditions de l'ère préchrétienne. En effet, certaines religions anciennes célébraient des fêtes se rattachant également aux phénomènes de renouveau. Pour les Grecs de l'Antiquité, la légende du retour de Perséphone, fille de la déesse de la Terre Démétère, des Enfers à la lumière du jour symbolisait la résurrection de la nature au printemps, après la désolation de l'hiver. De nombreuses peuplades de l'Antiquité partageaient des légendes de ce genre. Les Phrygiens croyaient qu'une fois l'hiver arrivé, leur divinité principale s'endormait. Ils organisaient, ainsi, à l'équinoxe de printemps, des cérémonies alliant musique et danses, afin de la réveiller. La fête de Pâques incarne probablement la convergence de traditions d'origines diverses ; la plupart des spécialistes s'accordent cependant à souligner la relation existant à l'origine entre Pâques et la fête juive de Pessah. Les premiers chrétiens, qui avaient souvent été élevés dans la tradition hébraïque, tendaient à considérer Pâques comme une nouvelle version des fêtes de Pessah, destinée à commémorer la venue du Messie annoncée par les prophètes.


2. LA DATATION DE PÂQUES.

        Selon le Nouveau Testament, Jésus fut crucifié la veille de la Pâque juive puis ressuscita d'entre les morts. Ainsi, la fête de Pâques commémore la Résurrection du Christ. Au fil du temps, des divergences apparurent entre les chrétiens, sur la date de cette fête. Les chrétiens d'Antioche célébraient la Résurrection le dimanche suivant immédiatement la Pâque juive qui, en fonction du calendrier babylonien, correspondait au soir de la pleine lune au quatorzième jour du mois de Nisan, premier mois de l'année.

        Les Églises d'Asie fixaient Pâques au quatorzième jour de la lune de Mars ; le jour exact n'ayant pas d'importance. L'Église de Rome tenait, quant à elle, à commémorer la Résurrection le dimanche, premier jour de la semaine ; Pâques était ainsi toujours fêtée le même jour de la semaine mais, d'une année à l'autre, à une date différente. Ainsi, les Églises chrétiennes d'Orient, plus proches du lieu de naissance de la nouvelle religion et davantage soumises au poids de la tradition, se conformèrent à la date de la Pâque juive, alors que les Églises occidentales, dans la lignée de la civilisation gréco-romaine, célébrèrent Pâques le dimanche.


3. LE CONCILE DE NICÉE.

        L'empereur romain Constantin Ier convoqua le concile de Nicée en 325. Le concile décida que Pâques serait célébrée par tous les chrétiens le premier dimanche après la pleine lune qui suit l'équinoxe de printemps ; si la pleine lune avait lieu un dimanche et coïncidait avec la fête de Pessah, Pâques devait alors être célébrée le dimanche suivant. On évitait ainsi que Pâques et Pessah ne soient fêtées le même jour.

        Le concile de Nicée décida également que la date du calendrier attribuée à Pâques serait calculée à Alexandrie, qui était alors le principal centre astronomique du monde. Il fut cependant impossible de déterminer la date exacte, le problème majeur concernant l'épacte, c'est-à-dire le décalage existant entre l'année solaire et l'année lunaire. La principale difficulté posée par le calendrier résultait du décalage croissant entre l'année astronomique réelle et le calendrier julien en vigueur à cette époque.


4. NOUVELLES MÉTHODES DE DATATION.

        Les méthodes pour calculer la date de la fête s'avérant insatisfaisantes, la célébration de Pâques se fit donc à des dates différentes dans les diverses parties du monde. Vers 455, l'Église de Rome adopta le système de calcul proposé par l'astronome Victorius, qui avait reçu mission d'Hilaire, archidiacre du pape Léon le Grand, de réformer le calendrier et de fixer la date de Pâques. Le refus de l'Église d'Irlande d'adopter les changements proposés déboucha sur un important conflit avec Rome au VIIéme siècle.

        La réforme du calendrier julien en 1582 par le pape Grégoire XIII, qui conduisit à la mise en place du calendrier grégorien, contribua à faciliter l'adoption de la date de Pâques, ainsi que l'organisation de l'année ecclésiastique ; depuis 1752, date à laquelle le calendrier grégorien fut également adopté par la Grande-Bretagne et l'Irlande, Pâques s'est vue célébrée le même jour dans toute la partie occidentale du monde chrétien. Cependant, les Églises orientales, qui n'ont pas adopté le calendrier grégorien, commémorent Pâques le dimanche qui précède ou qui suit la date à laquelle se conforme l'Occident. Ces dates peuvent occasionnellement coïncider ; les deux cas les plus récents se sont produits en 1865 et en 1963.

        Il fut maintes fois envisagé de remplacer les dates mobiles de la fête par une date fixe, comme Noël. Le problème fut soumis au Saint-Siège en 1923, qui n'opposa aucune objection de principe à cette proposition de réforme. En 1928, le parlement britannique promulgua une mesure autorisant l'Église d'Angleterre à commémorer Pâques le premier dimanche suivant le second samedi d'avril. Toutefois, Pâques reste, jusqu'à aujourd'hui, une fête mobile.



5. CHANDELEUR.

        Chandeleur, fête chrétienne célébrée le 2 février pour commémorer la présentation du Christ enfant au Temple et la purification de la Vierge Marie. Elle a probablement été instaurée pour remplacer la fête de l'Expiation et de la Purification (Februa) qui avait lieu dans la Rome antique à la mi-février. La date de la fête païenne fut ensuite déplacée au 2 février, le 40éme jour après
Noël ; cette période de quarante jours correspond à la loi juive qui exige la purification rituelle de toute mère d'un enfant mâle au Temple, quarante jours après la naissance de l'enfant. La fête de la Chandeleur est supposée avoir été instaurée en 541 ou 542 par l'empereur byzantin Justinien Ier.

        Elle est célébrée par l'allumage de cierges dans l'Église et, dans les familles, par la préparation de crêpes.






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